Se ressourcer

La voie de sentir

Un hymne à l’amour inconditionnel

Un récit Inclassable et fulgurant, telle pourrait être la définition de La voie du sentir, un essai dans lequel Robert Eymeri retranscrit l’enseignement qu’il a reçu de Luis Ansa. Les enseignements d’une vingtaine d’années dispensés au grès de rencontres oscillant entre une réalité des plus prosaïques et des réflexions spirituelles d’une rare puissance.

Un étonnant décalage assumé et voulu par Luis Ansa en ce sens que, pour lui, le sacré ne se cantonnait pas aux églises et aux cathédrales : « Vous savez, le monde sacré se trouve dans le monde ordinaire, dans les choses qui n’ont pas d’importance, qui sont banales et auxquelles on ne fait pas
attention. C’est pour cela qu’il est si difficile à déceler».

Une voie aux multiples caractéristiques

Après être revenu sur la formation de Luis Ansa, l’ouvrage aborde les caractéristiques de La voie du sentir. Cette voie est tout d’abord celle du corps, autrement dit une pratique corporelle qui vise à maîtriser le corps pour obtenir un état particulier. Ici, il est question d’une relation d’amour à travers l’éveil de la sensation.


C’est aussi une voie féminine. La voie du sentir s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes mais elle fait davantage appel à nos capacités féminines de réceptivité et de sensibilité. Elle est également
féminine dans ses modalités : cette voie ne repose pas sur des dynamiques telles que « effort-mérite » ou « châtiment-récompense », mais sur l’amour profond de la vie, sur nos qualités de cœur et nos capacités relationnelles.
A travers la plume de Robert Eymeri, Luis Ansa revient également sur l’aspect chamanique du travail intérieur : « Lorsque je parle de chamanisme, je ne parle pas du chamanisme que vous connaissez ou
de celui qui est lié à une culture donnée, je parle d’un chamanisme actuel, entièrement recréé, sans aucun folklore, sans croyance, sans transe et sans aucune drogue ».


Enfin, la quatrième caractéristique de La voie du sentir est de mettre l’accent sur le rôle fondamental de l’expérience, une attitude qu’incarnait parfaitement Luis Ansa. « L’immense connaissance que cet
homme semblait posséder m’étonnait parce qu’il était visible qu’il parlait à partir de sa propre expérience et non en se référant à un savoir intellectuel, issu des autres, comme c’est la plupart du temps le cas. […] Rien de tout cela n’était présent chez Luis Ansa. Au contraire. Sa bienveillance et l’absence de toute attente de reconnaissance donnaient un poids particulier à ses paroles », écrit Robert Eymeri.

La voie du sentir est une invitation à revenir à la réalité immédiate de notre être, à cette liberté intérieure et à cet amour inconditionnel qui est notre véritable nature. Une transcription orale des enseignements de Luis Ansa à lire et à relire.

Bio express

Luis Ansa (1922-2011) est le fondateur de La voie du sentir. Il a été révélé au grand public par le livre de Henri Gougaud, Les sept plumes de l’aigle qui raconte son parcours initiatique et son histoire, de sa lointaine enfance en Argentine aux évènements qui l’ont conduit en France. Il a aussi publié, avec Henri Gougaud, Le secret de l’aigle, Le quatrième Royaume et La nuit des chamans.

Robert Eymeri est psychologue clinicien de formation et écrivain. Il a passé une vingtaine d’années auprès de Luis Ansa. Son dernier livre, Vivre dans la beauté, aux éditions Almora est sorti en février.

Pour aller plus loin : http://luisansa-lavoiedusentir.blogspot.com/
La voie du sentir, Luis Ansa (enseignements réunis par Robert Eymeri), éd. Le Relié, 503 p., 23 €